Cependant, l'adoption de ce statut n'entraîne pas pour autant la création d'une personne morale distincte de la personne physique de l'entrepreneur individuel. Les biens affectés par nature à l'exercice de l'activité professionnelle font obligatoirement partie du patrimoine professionnel, l'entrepreneur disposant du choix d'intégrer ou non les autres biens utilisés pour l'exercice de l'activité. Ainsi, les biens qui ne font pas partie du patrimoine affecté deviennent insaisissables par ses créanciers "professionnels".
Sur le plan fiscal, ce statut est accessible quelle que soit la catégorie préalable d'imposition à l'impôt sur le revenu de l'entrepreneur individuel, qu'il soit imposé selon un régime réel ou forfaitaire d'imposition. L'administration fiscale a précisé les règles applicables à l'EIRL dans un projet d'instruction soumis à consultation jusqu'au 25 mars 2011.




